“Écrire fait partie de l’acte révolutionnaire” conheça o texto da Elisa Caiafa, aluna da AFBH nível C1.C

livro claude

No dia 22 de maio de 2021 recebemos a escritora Claude Rétat para uma conversa sobre a história e a obra literária de Louise Michel. 

Foram momentos inesquecíveis de reflexão sobre essa personagem fascinante da história. Após a participação no evento, as alunas da turma C1.B foram convidadas, pela professora Ana Luiza Lisboa, a escrever sobre uma frase dita por Claude Rétat “Écrire fait partie de l’acte révolutionnaire”  Os textos e reflexões feitas pelas alunas foram muito interessantes e pertinentes.

Quer ver como foi o encontro? Acesse o canal do Youtube da Aliança Francesa BH

Voilà le texte: “Écrire fait partie de l’acte révolutionnaire”

de Elisa Caiafa Ferreira Machado – atualmente nível C1.C

“Écrire fait partie de l’acte révolutionnaire » C’est une phrase dite par Claude Rétat, avec laquelle je suis d’accord et c’est pour cela que j’écris ce texte. Pour introduire le thème, je suis du côté de ceux qui croient que tout ce qui est écrit raconte une histoire selon un point de vue spécifique et montre plusieurs aspects des personnes d’une manière que, parfois, on ne perçoit pas. Je pense que l’écriture présente les différentes parties de nous-mêmes et nous rend plus capables de voir qui nous sommes. 

D’ailleurs, écrire est un acte révolutionnaire dans le sens d’être une arme de résistance contre la norme qui a toujours été donnée – dans la sphère de la race, du sexe, de la nationalité, de l’orientation sexuelle, etc. En réalité, avoir ce type de pensée est d’une importance extrême, car l’histoire que nous connaissons n’a pas été écrite par ceux qui l’ont vécue, mais par ceux qui regardaient par la fenêtre de leur bureau. Étant donné qu’écrire c’est registrer, cette activité c’est une façon de maintenir la mémoire vivante, comme par exemple dans le cas de Louise Michel et Anne Frank.    

C’est exactement pour nous rendre plus conscients et pour permettre la connaissance d’autres points de vues que je pense que l’écriture et la lecture sont deux éléments fondamentaux pour former le sens critique. En effet, l’écriture est une façon de ne pas effacer ou faire taire les voix appartenant aux minorités – femmes, noirs, indigènes, personnes transgenre et autres. 

Pour clarifier cette pensée et ajouter à cette discussion la question nationale, on peut parler de Carolina Maria de Jesus, femme noire, écrivaine, poète, mère qui s’est fait connaître après la publication du livre Quarto de Desejo : Diário de uma favelada – qui raconte (très bien)  sa réalité et aussi celle des femmes noires au Brésil. Pour avoir peu (ou aucun) moyen et pour travailler comme ramasseuse de papier, Carolina a été discréditée et a entendu à plusieurs reprises qu’elle ne serait pas en mesure d’écrire un livre. Cependant, non seulement elle l’a écrit, mais l’a publiée en 14 langues, utilisant l’écriture pour révolutionner la littérature brésilienne, provoquant des réflexions sur des questions très profondes de la structure brésilienne et du monde.

Lélia Gonzalez c’est un autre exemple qui, comme Carolina, a fait révolution à partir de ses oeuvres littéraires et académiques. Lélia est une femme noire qui a réussi à contredire la logique raciste et est arrivée à l’université locale où elle a critiqué sévèrement la blancheur, devenant l’une des intellectuelles les plus importantes de l’histoire du Brésil. Il est donc clair que notre écriture est révolutionnaire, une fois qu’elle affronte la logique d’une société qui se structure contre nous. 

Ainsi, nous avons historiquement utilisé l’écriture comme un outil d’adaptation, comprenant toute la structure à laquelle nous sommes soumis. Nous n’allons pas mourir, nous allons résister en nous basant sur la connaissance et, par conséquent, sur la puissance toujours croissante de notre imagination. Toutefois, malheureusement, pendant de nombreux moments nous avons fini par oublier ceux qui ont créé des histoires remarquables.

Pour  conclure, écrire doit être considéré comme l’une des activités les plus révolutionnaires du monde puisqu’avec l’écriture nous sommes capables de créer de grandes choses, de donner voix aux personnes et pensées qui sont souvent considérées insignifiantes et de nous donner toute sorte d’émotion, de joie, de tristesse, d’abandon, d’amour. Celui qui écrit révolutionne, change des vies, raconte des histoires, quel que soit le thème.

Merci beaucoup Elisa, élèves et professeurs de L’Alliance de Belo Horizonte.

Publicado pela mediateca@aliancafrancesabh.com.br 25 de agosto de 2021.

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